Choisissez une chose qui attend depuis trop longtemps. Réglez dix minutes et commencez sans chercher à terminer. Ranger un tiroir, écrire les premières lignes, marcher autour du pâté de maisons.
Au bout de dix minutes, vous pouvez vous arrêter. L’objectif n’est pas la performance : c’est de rendre le premier mouvement assez petit pour qu’il redevienne possible.
Pourquoi cela fonctionne
Une tâche devient parfois lourde moins par sa difficulté que par l’histoire accumulée autour d’elle. Chaque jour où nous la repoussons ajoute une petite couche de culpabilité. Dix minutes ne promettent pas de terminer. Elles réduisent seulement la taille du premier engagement.
Choisissez une action visible : ouvrir le document et écrire un titre, enfiler ses chaussures et sortir, rassembler les papiers sur la table. Lorsque le temps est écoulé, arrêtez-vous si vous le souhaitez. Continuer est une possibilité, jamais une obligation.
Cette règle ne convient pas à tout. Elle ne remplace ni le repos lorsque l’on est épuisée, ni l’aide lorsque la tâche dépasse nos capacités. Elle sert aux moments où l’obstacle principal est le démarrage. Dix minutes suffisent alors à rappeler que le mouvement est encore accessible.

