Avant de dormir, cherchez un seul moment agréable : une conversation, une odeur, une tâche terminée, quelques pas dehors. Il n’a pas besoin d’être important.

Le noter permet de reconnaître les conditions qui nous font du bien. Peu à peu, cette question devient moins un bilan qu’une manière de mieux connaître sa propre vie.

Apprendre à remarquer sans nier le difficile

Chercher ce qui a fait du bien ne consiste pas à repeindre une mauvaise journée. On peut avoir vécu une déception, une douleur ou une inquiétude et reconnaître malgré tout un moment de calme. Les deux réalités peuvent coexister.

La réponse doit rester précise : le soleil pendant le trajet, un message reçu, le goût du déjeuner, une tâche enfin terminée. Plus elle est concrète, plus elle révèle les conditions qui nous soutiennent réellement.

Notée pendant quelques semaines, cette question dessine une cartographie personnelle. Peut-être que les moments choisis impliquent souvent la marche, la solitude, une conversation ou la création. Il ne s’agit pas de transformer ces indices en programme. Seulement de leur faire davantage de place lorsque la vie le permet.